La volonté est-elle le meilleur moyen pour tenir nos bonnes résolutions ? illustration 2019, fond ciel nuit étoilée

papier, crayon et gomme : prendre de bonnes résolutions

Une coutume très ancienne

Une coutume occidentale, déjà présente chez les Babyloniens et les Romains, veut qu’au mois de janvier nous prenions l’engagement de changer certains de nos comportements.
C’est ce que l’on appelle traditionnellement : « prendre de bonnes résolutions ».

Mais après tout, n'importe quelle période de l'année peut faire l'affaire.
Vous pouvez prendre vos bonnes résolutions quand vous le souhaitez. Le bon moment, c'est quand vous estimez que de nouvelles habitudes deviennent nécessaires à l’amélioration de votre vie !

Difficulté à tenir les engagements pris envers soi-même

silhouette humaine pensive : s'engager envers soi-même

Cependant, ces changements représentent une servitude par rapport au fonctionnement habituel.

Qu’il s’agisse :

 

  • d’arrêter de fumer
  • de consommer moins de boissons alcoolisées
  • d’être plus calme avec les enfants
  • de se mettre, ou de se remettre, au sport
  • de passer plus de temps en famille
  • de… de… de…

 

Même si vous ne placez pas la barre trop haut, votre corps et votre mental pourraient avoir des difficultés à accepter votre nouvelle façon de penser et d'agir.

La volonté est-elle le meilleur moyen d’y arriver ?

Rien n’est moins sûr, car comme l’écrit le docteur Ch.-F. Harford dans son ouvrage Mind as a force (l’esprit en tant que force) : « Tout le monde sait que les serments de se libérer de ses mauvaises habitudes pour en prendre de bonnes ne sont la plupart du temps pas tenus.».
A cette déclaration s’ajoute celle d’Émile Coué :
« Quand la volonté et l'imagination sont en lutte, c'est toujours l'imagination qui l'emporte (sans aucune exception). ».

La « trousse à outils » du blog d’Olivier Roland

photo oliver Roland

Fort heureusement, l’esprit humain est fertile en innovations de toutes sortes. Il suffit de consulter le blog d’Olivier Roland Devenez Meilleur , pour en être définitivement persuadé(e). Parmi tous les articles que j’ai pu y lire, ma préférence va à l'article : le sommeil biphasique.

 

Ceci étant dit, suivez-moi. Nous allons explorer quelques-unes de ces innovations dont je parlais plus haut. Et, puisque le présent article participe à l'événement Interblogueurs organisé par Olivier Roland : Votre Meilleure Astuce Pour Appliquer Vos Bonne Résolutions, je vous dirai quelle est ma préférée.

La naissance d’un précurseur

photo Emile Coue

Le 26 février 1857, naissait dans la ville de Troyes, département de l’Aube, Émile Coué de la Châtaigneraie, qui allait devenir célèbre dans le monde entier. Il était le fils d’Exupère Coué, employé des chemins de fer, et de Catherine Prévost.

Du fait de ses origines modestes, le garçon ne pourra pas suivre les études qui auraient pu l’amener à devenir chimiste, comme il le rêvait. Il devra se contenter d’entrer comme commis de pharmacie, préalable requis pour suivre des études pharmaceutiques. Il obtiendra son diplôme de pharmacien en 1882.

Une découverte essentielle

2 têtes en symétrie droite gauche et bousolle pour trouver son chemin

C’est son changement d’orientation qui allait amener Émile Coué à faire une découverte majeure pour la suite de sa carrière, et pour le bien de l’humanité !

 

Dans l’officine dont il finit par être propriétaire, il fut confronté un jour à une demande à laquelle il lui était impossible de donner suite, pour une raison légale. Un client lui demandait, avec entêtement, de lui vendre un médicament délivré uniquement sur ordonnance.

En l’absence de cette dernière et devant l’insistance de cet homme, il eut une idée astucieuse. Pour se débarrasser de lui, il lui donna un flacon d’eau distillée en prenant bien soin de l'exhorter à suivre scrupuleusement les précautions rigoureuses dont il faudrait faire preuve pour absorber ce  « remède » !

Une semaine plus tard le client venait le remercier pour avoir choisi le médicament qui correspondait parfaitement à son cas : IL ETAIT GUERI !

Émile Coué en déduisit, avec raison, que la manière dont on présentait et recommandait un médicament, était tout aussi, voire plus importante, que le médicament lui-même.

Le fameux « effet placebo », dont on parle beaucoup aujourd’hui, venait d’être découvert …

Application et résultats de la « méthode Coué »

photo tête de femme, halo de flêches verte pointant dans toutes les directions

Ce résultat, à priori surprenant, allait donner naissance à une pratique visant une action positive sur l’organisme et le psychisme, par le biais de la suggestion et de l’autosuggestion.

Tout le monde a entendu parler de l’énoncé général que préconisait Émile Coué. Il fallait répéter, au moins trente fois, la formule suivante, avant de s’endormir :

« Tous les jours, et à tous points de vue, je vais de mieux en mieux.».

Pourrait-on suivre la méthode Coué pour se pénétrer de la nécessité de tenir nos bonnes résolutions ? Sans doute.

Il suffirait peut-être de répéter certaines des inductions mises au point par Christian Godefroy, spécialiste de la dynamique mentale :

 

  • « je persévère jusqu’à ce que je réussisse.»
  • « Je réveille en moi une prodigieuse énergie.»
  • « La force d’une nouvelle habitude affaiblit l’ancienne ».

 

Mais la méthode Coué n’est pas ma préférée, car elle revient à prendre la résolution d’être fidèle… à nos bonnes résolutions !

Une méthode douce

un ballon a l'éfigie d'une émoticône souriante tenue par un enfant

Paradoxalement, quand il s’agit de respecter mes nouveaux choix de fonctionnement, je préfère amadouer mon inconscient plutôt que faire appel à ma seule volonté.

Je choisirais plutôt :

  • l’hypnose
  • l’auto-hypnose
  • Le subliminal visuel

Parmi ces procédés, ma préférence va au subliminal visuel qui n’empiète pas sur mon emploi du temps. Grâce à un logiciel spécifique, qui fonctionne sur mon ordinateur, ma télévision, mon smartphone ou ma tablette, je peux amener mon inconscient à collaborer à la mise en place des modifications que je souhaite apporter à ma vie.

Tout se fait tandis que je travaille sur mon ordinateur, ou que je regarde mon émission préférée. Dans le premier cas, ma concentration ne sera en rien perturbée, et dans le second, mon plaisir ne sera aucunement amoindri. Tandis que je me livre à mes occupations ou à ma distraction, le logiciel va diffuser des suggestions préalablement choisies, sans que mon esprit critique en ait conscience.

 

Et, comme je ne suis pas un adepte de « la volonté à tout prix », je peux même lui suggérer de m’inciter à faire preuve de… plus de volonté !

 

C’est un procédé gagnant/gagnant, en tout cas pour moi.

A vos bonnes et fermes résolutions,

Jean-Claude